Théorie du changement

La théorie du changement, appliquée au programme Sycomore®,a permis de déterminer de quelle manière il contribue à la baisse du potentiel de dangerosité de la Personne Placée Sous Main de Justice (PPSMJ).
Il permet de développer des compétences pertinentes pour la vie après la prison :
- Des attitudes et savoir-faire
- Capacité à s’organiser, appréhension de l’empathie (capacité à comprendre ce que la personne victime ressent) et correspondance avec sa propre histoire
- De la connaissance-le savoir
- Introduction du concept de justice restaurative et exploration de l’impact social du crime
- On se pose comme question : Pourquoi moi ? Plus jamais ça ? Quels sont mes besoins ?
- Et non pas « qui a l’a fait » « quelle est la sanction imposée » « quelle est la loi outrepassée » ?
- Du savoir-être
- Expérimenter le travail en équipe, interagir avec les personnes bénévoles, explorer une dynamique de groupe, reconnaissance de sa propre valeur, estime de soi

Sources :
Prison Fellowship England & Wales a commandité, à Manchester Metropolitan University en 2020, une évaluation du déroulement du programme Sycomore afin d’identifier les résultats visibles du programme et comprendre :
– Comment il fonctionne ?
– Pour qui il fonctionne ?
– De quelle manière il fonctionne ?
Pour évaluer le processus, c’est une étude de cas qui a été adoptée. Elle identifie :
- Ce que le programme vise (résultats)
- Comment il est prévu d’y parvenir (mécanismes et processus)
- Le contexte dans lequel il est mis en œuvre.
L’élaboration d’un modèle de théorie du changement a été une partie importante de ce processus d’évaluation. Plusieurs idées forces ont été mises en évidence sur ces interactions, tant sur les personnes auteurs d’infractions que sur les personnes victimes et sur la société civile.
Adapté de Prison Fellowship England & Wales pamphlet, Prisonfellowship.org.uk/Sycamore-Tree-Research-Overview.pdf